L’art de revenir à soi

Un espace pour explorer le corps, le mental, les émotions, l’énergie et tout ce qui aide à revenir à soi avec plus de clarté et de douceur...Titre

Et si l'abondance n'avait rien à voir avec ce que nous possédons ?

Et si l'abondance n'avait rien à voir avec ce que nous possédons ?

Ce que nous appelons abondance

Quand on parle d'abondance, beaucoup d'entre nous pensent inévitablement à l'argent.

Avoir plus.

Gagner plus.

Posséder plus.

Comme si l'abondance dépendait uniquement de ce que l'on détient matériellement.

Et pourtant...

Il existe des personnes qui ont beaucoup d'argent et de biens matériels…

mais qui vivent intérieurement dans la peur permanente de manquer.

Peur de perdre.

Peur que cela s'arrête.

Peur de ne pas avoir assez.

Peur de ne pas être en sécurité.

À l'inverse, certaines personnes possèdent très peu — et pourtant quelque chose en elles rayonne. Une paix. Une présence. Une joie simple que beaucoup, ayant "tout" matériellement, semblent avoir perdu.

Et si c'était cela, l'abondance véritable ?

Cela voudrait dire que l'abondance ne dépend pas uniquement de ce que l'on possède.

Elle dépend aussi de notre manière intérieure de rencontrer la vie.

Pourquoi vivons-nous dans le manque sans nous en rendre compte ?

Car notre état intérieur influence silencieusement toute notre perception de la réalité.

Le mental est un chercheur de preuves.

Ce qu'on lui soumet, il le confirme.

Si intérieurement nous nous plaçons dans cet état de manque,
toute notre réalité finit par être regardée depuis ce filtre-là.

Chaque situation devient alors une preuve supplémentaire qu'il n'y a pas assez.

Pas assez de temps.

Pas assez d'amour.

Pas assez de place pour nous.

Ce n'est pourtant qu'une vision de la réalité.

Observée et vécue à travers un filtre intérieur
devenu tellement habituel qu'on finit par ne même plus le voir.

Alors nous essayons de combler ce manque de mille façons :

Scroller sans savoir ce qu'on cherche.

Remplir ses journées en pensant qu'il faut toujours faire plus.

Imaginer le pire avant même qu'il arrive.

Se comparer sur les réseaux sans s'en rendre compte...

En évitant à tout prix de ressentir ce vide qui apparaît.

Le manque opère sans qu'on s'en aperçoive.

En nous poussant dans une recherche incessante de quelque chose —

sans réellement savoir quoi.

Mais tant que le filtre du manque dirige silencieusement notre manière de vivre…

rien à l'extérieur ne peut réellement combler ce vide.

Quand toute notre vie est regardée depuis le manque…

même ce qui est merveilleux finit par ne plus sembler suffisant.

Ainsi, nos choix, nos réactions et nos décisions en portent naturellement la couleur.

Mais ce vide ne cherche pas forcément à être comblé.

Il nous invite à regarder autrement.

À reconnaître ce qui se cache derrière cette recherche incessante.

Et à lui accorder enfin toute notre attention.

Et c'est précisément là que quelque chose peut commencer à changer.

L’abondance est une bascule intérieure

Lorsque cette recherche incessante est enfin vue — vraiment vue, sans chercher à la faire taire — quelque chose se détend.

Le regard change.

Et avec lui, toute l'expérience.

Une manière d'être moins tournée vers ce qui manque et davantage vers ce qui est déjà là.

Nous entrons alors dans cette forme de confiance dans la vie.

Une sensation intérieure d'être soutenu.

Comme si, malgré les difficultés,

quelque chose en nous savait que la vie continue de nous porter.

Ce qui a toujours été là

Observe un enfant qui joue.

Il ne se demande pas si quelque chose va lui manquer.

Il ne cherche pas de preuves.

Il ne calcule pas.

Il ne contrôle pas.

Il est juste traversé — par cette énergie de vie qui l'anime, qui circule, et qui s'exprime naturellement.

Cet enfant ne manque de rien.

Pas parce qu'il possède tout.

Mais parce qu'il est avant d'avoir.

Cette énergie est toujours présente en nous.

Elle n'a jamais disparu.

Elle a été recouverte.

Par des croyances héritées.

Par des conditionnements.

Par cette impression, un jour installée, d'être séparé de ce que nous sommes vraiment.

Lorsque cet espace est de nouveau reconnu,

le regard change.

Et l'action posée depuis cet espace de complétude donne une expérience complètement différente.


Car l'abondance n'est pas quelque chose que l'on obtient.

Elle est ce qui apparaît lorsque cesse enfin cette impression de manquer.

Marion Roux

Praticienne en Thérapie Holistique